Anecdote RH

Je vous préviens, je suis un peu fatigué ce soir mais je pense qu'il est parfois utile de partager certaines expériences ! Bref... je fais parti de ceux qui pensent que la fonction Ressources Humaines est l'un des plus beaux métiers du monde ! Et ça tombe bien car ça fait 10 ans (déjà) que j'évolue dans cette fonction.

Dans ma carrière, je ne compte plus le nombre de barres que je me suis pris. Très pro dans tout ce que je fais (parfois trop même), j'avoue qu'il m'arrive comme tout le monde, d'être surpris par la réaction des gens.

Pas plus tard que cet après-midi, je mène bon nombre d'entretiens de recrutement. Jusqu'à présent, rien de bien nouveau, c'est ma routine et l'une des facettes de mon métier. Je reçois une candidate, femme de 42 ans, 20 ans d'expériences pour un poste de secrétaire. Pendant la phase que je nomme de "découverte", je lui pose une question banale : "parlez-nous de vos différentes expériences professionnelles".

L'air de rien, la candidate me fait un grand sourire, prend un air coquin et me dit : seulement professionnelles ?

J'adore. Je me cache derrière son CV et je me tape des barres en solo.

Ambiance détendue assurée ^^

Caliméro Land

Vous savez ce qui est extraordinaire avec Facebook ?
C'est qu'on peut sentir exactement dans quel état d'esprit sont vos amis et en ce moment, c'est une invasion massive de caliméros !Je l'avais déjà évoqué dans l'un de mes billets : ce comportement m'est insupportable.

Vraiment.
A quoi ça sert ?

Pensent-ils vraiment que cela va arranger les choses ? Je pars du principe que lorsqu'on n'est pas satisfait de sa vie, il faut se donner les moyens pour la changer : Croire en ses capacités et à son intelligence. Tout le monde détient ce potentiel. 9 fois sur 10 j'y arrive alors pourquoi pas eux ?

Autant la vie n'est pas un long fleuve tranquille et c'est ce qui la rend si fascinante, autant faire sa pleureuse tout le temps entraîne à tous les coups ce phénomène : l'abandon. Pour l'entourage, rien de pire que de côtoyer des gens dépressifs et déprimants. Ce comportement les fait fuir tout bêtement ! La première personne qui doit s'aider est elle-même.

Essayez au mieux de vous en sortir et croyez-moi des mains se tendront si vous le demandez. N'attendez jamais que les choses s'améliorent par elle-même, ce n'est pas comme ça que ça marche et c'est souvent l'inverse qui se passe généralement.

Le prochain qui m'emmerde avec ses problèmes et qui ne fait rien pour s'en sortir, je me ferais un plaisir de le voir crever avant de le dégager à coups de rangers !

L'heure de rendre sa copie

Me voilà reparti pour un tour.

A quelques semaines de la sortie de mon nouvel album, je commence à avoir des sueurs froides. Un an de travail, d'écriture, de composition, de réflexion et d'énergie pour mettre sur les rails une nouvelle oeuvre.

Comment va réagir le public ?
Qu'est-ce que les médias auront à dire dessus ?

Mais après tout, l'essentiel est là : nous sommes contents du résultat.
Les titres sonnent et j'ai acquis au fil des années, une certaine maturité dans la production des titres. A ce moment précis, je suis un peu comme l'étudiant qui vient de terminer ses partiels. J'ai beaucoup révisé, mis du coeur à l'ouvrage et je rends ma copie avec un sentiment du devoir accompli. Je suis HaPPy ! Mais soyons honnête, j'attends aussi les résultats avec impatience. Un mélange subtile d'excitation, d'impatience et de tension presque palpable.

Cela me rappelle un jour, une petite conversation que j'ai eu avec un journaliste (que je ne citerai pas : l'un des plus gros webzines Rock français). Il m'a dit avec son petit air hautin : "Je ne veux pas te paraître déplacé mais tu sais que j'ai presque un droit de vie ou de mort sur cet album". Je lui ai répondu que :"oui, c'est vrai mais tu ne pourras jamais m’ôter la conviction que ça déboîte et que si tes goûts sont à chier, ce n'est pas mon problème!"

On a ri et j'ai découvert quelques jours plus tard, une superbe chronique :)

L'un des plus grands défis d'un homme

L'un des plus grands défis d'un homme est de quitter la femme qu'il aime.

Rien qu'en 2010, je l'ai fait à deux reprises : la mère de ma fille, puis celle que j'ai nommé "l'amour de ma vie" quelques mois après. J'ai aimé ces deux femmes comme jamais j'ai aimé auparavant mais parfois, il faut savoir partir sans se retourner. J'ai eu du mal à comprendre sur le coup mais après plus d'un an, je sais et j'ai enfin compris.

Lorsque vous trouvez assez de force et de courage en vous pour vous détachez complètement, vous en tirez des leçons qui vous serviront toute votre vie future.

C'est loin d'être de leurs fautes, une grande partie m'en revient de pleins droits liés à mon enfance et à mes démons intérieurs. Trop gentil, trop compréhensif, rêvant de mariage, elles en ont abusé jusqu'à me rendre malheureux. Pauvre jOe vous allez me dire ? Que dalle ! J'ai été mon propre bourreau. Une femme attend d'un homme qu'il s'affirme et qu'il devient le protecteur du foyer. Je savais être le leader de ma vie professionnelle et artistique, ensuite celui de ma famille et de mes amis mais pas celui de ma vie sentimentale, face à la femme que j'aime : j'étais prêt à tous les sacrifices ou presque en échange de l'amour qu'elle voulait bien me donner en retour.

Comment puis-je le savoir alors que mon père a passé toute sa vie à me culpabiliser et à être faible devant ma mère qui allait jusqu'à le laisser dehors ? Quel modèle ! Ne parlons même pas de la belle au bois dormant, c'est pire ! Arrêtons les frais pour toujours.

Plus jamais. Je le jure.

Ce qui m'a sauvé ? Le fait que je n'ai jamais regretté de quitter une femme quoique soit l'amour que je lui porte. Je pars et je ne me retourne jamais.

Pour illustrer ce billet, écoutez ce titre :)

Une vie bien remplie

Que de chemin parcouru depuis ces derniers mois et que de belles rencontres !

Au départ, je m'étais un peu noyé dans un maximum de sorties et aujourd'hui que mon emploi du temps devient de plus en plus serré, je cible mes sorties dans des lieux qui me correspondent mieux avec des gens vraiment intéressants. Je n'ai pas honte de dire que ma vie aujourd'hui est d'une intensité incroyable et j'en suis vraiment très fier ! Vie active dans une asso, 2 projets musicaux et toujours mon clan de gamers, ça c'est récurrent !

Constamment, je jongle entre 2 paramètres :

  • Mon temps : l'optimiser en le planifiant au mieux en fonction de la durée que je dois consacrer à chaque tâche. C'est là où je me rends compte à quel point le fait d'habiter juste à côté d'une station de métro et du bureau m'en fait gagner du temps !
  • L'énergie : il monte, il descend avec ce que j'appelle le syndrome de la "flemmitude". Pour ne pas subir ce dernier, je fais attention à prendre soin de moi en me bichonnant (bains, massages, sport), en mangeant bien (j'adore cuisiner) et à bien dormir. Je suis constamment très à l'écoute de mes besoins. Si j'ai besoin d'un boost, au lieu de me jeter sur une clope ou de l'alcool, j'écoute Paramore et ça marche ! Et si j'ai besoin de rien faire, qu'à cela ne tienne, je reste au lit ou devant le télé, c'est agréable aussi !

Le résultat de tout ça, c'est que je déborde souvent d'énergie et les gens s'en rendent compte... Je ne fais pas semblant, je suis vraiment heureux. Savoir où je veux aller et comment je dois m'y prendre est à la fois rassurant, excitant et épanouissant ! J'aime ce que je vis en ce moment et je remercierai jamais assez la vie, Rock N' Roll Style !!!!!!!!!!

Ma copine, c'est aussi ma meilleure amie

Dans le cadre d'une conversation que j'ai eu avec une amie la semaine dernière, je lui avais confié ma très forte conception du couple.

Aussi atypique que cela puisse paraître (surtout de nos jours et je reviendrai plus tard sur ce point ci-dessous), j'ai toujours considéré ma copine, comme ma meilleure amie. Pour moi, il y a vraiment peu de distinctions entre la notion d'amitié et d'amour.
Le seul point fondamental qui diffère, est purement sexuel car dans une relation amoureuse, je couche avec ma meilleure amie et j'ai des projets d'avenir. C'est d'ailleurs peut-être pour ces raisons que c'est elle, ma meilleure amie lol
Je rigole tout bas mais il m'arrive fréquemment de n'avoir aucune attraction sexuelle pour des amies...

Alors partant de ce simple principe, j'ai toujours eu du mal à comprendre les couples qui passent leurs temps à se disputer. Le fait de n'être pas toujours d'accord est normal mais le fait de toujours vouloir "dominer" l'autre en est une autre. Le problème, c'est que beaucoup trop de gens fonctionnent de cette manière : ils appréhendent la relation de couple comme dans une relation de lutte pour le pouvoir alors qu'en réalité, quelle importance cela a ? En finalité, c'est une perte d'énergie massive, voir des séparations à très court terme. Ne pensez-vous pas qu'il serait beaucoup plus saint d'être dans une relation cool, dynamique et de confiance où on s'aiderait mutuellement dans les épreuves de tous les jours en étant complémentaires ? Et comme l'attraction sexuelle doit être maintenue à un certain niveau pour ne plus redevenir que de simples amis, continuer à séduire l'autre et lui donner envie de vous est fondamental, au risque d'avoir le sentiment un jour de vivre avec une colocataire et non plus votre copine...

Son complexe d'Oedipe

Ma fille a 5 ans.

Depuis quelques mois, elle est en plein complexe d'Oedipe.

Pour elle, je suis l'homme idéal et aucun autre garçon ne peut ou pourra rivaliser avec moi. Souvent quand elle me parle de garçons, elle les trouve juste bêtes et méchants, sans compter qu'elle a vécu il y a deux semaines, sa toute première déception amoureuse.

Là où son comportement est quelque fois troublant, c'est qu'elle essaye souvent de me faire des bisous sur la bouche ou tente par des stratagèmes de séduction de m'extirper de mon lit pour que je vienne la rejoindre. Elle est comme amoureuse parfois.

Même si je l'aime plus que tout au monde, de mon devoir de père, je suis amené à garder une certaine distance envers elle lorsque je sens que ça va trop loin ou que ça devient malsain. C'est vraiment un travail très délicat.

Extrêmement proche et complice tous les deux, je suis contraint parfois de lui rappeler que j'ai moi aussi beaucoup de défauts et que tous les hommes sont ainsi faits : de qualités et de défauts. La seule différence peut-être avec les autres, c'est qu'elle peut être certaine que je l'aimerai toujours.

Merci Freud et mes anciens cours de Psy. Encore 2 ans max et on passera à l'étape suivante !

=SK= CLAN (SNAKE), l'esprit du clan

Je tiens ce blog depuis des années et je me rends compte qu'il y a un sujet dont je n'ai jamais traité : ma passion pour les jeux-vidéos et plus particulièrement au sujet du clan SK.

Il y a environ 7 ans, j'ai fondé un clan de joueurs en ligne dont je suis le principal "agitateur".

Ce clan se nomme "=SK=" pour l'abréviation de "SNAKE". Si j'ai choisi ce nom en particulier, c'est en référence au signe astrologique chinois de la majorité des membres qui le composait à ses débuts en 2004.

C'est vrai qu'avec le temps, ces joueurs sont devenus aussi des amis et nous sommes tous très soudés. En se retrouvant toutes les semaines pendant plusieurs années, des liens très forts se sont tissés, marqués par des moments clés dans nos vies : des mariages, des enfants, des galères, des séparations... mais s'il y a bien une chose qui n'a jamais changé après tout ce temps, c'est notre esprit du clan, notre sentiment d'appartenance à cette famille dont nous sommes tous si fiers.

Même si je suis de temps en temps critiqué et défié par taquinerie (nous restons dans un univers très masculin, ne l'oublions pas), je n'ai jamais laissé transparaître la moindre lueur de doute face à toutes ces fortes personnalités. Je les connais bien et je sais qu'ils ont tous un profond respect pour mes valeurs et mes qualités de leadership au sein de cette communauté. C'est ainsi... et c'est valable dans n'importe quelle tribu, qu'elle soit humaine ou même animale : cette fameuse loi du plus fort ; même si je n'ai jamais du lever le ton pour me faire entendre du haut de mes 1m62...

Après plus d'une année de pause pour mon autre passion qui est la musique et qui m'a contraint à tout arrêter, c'est avec une certaine émotion que je retrouve ces moments privilégiés avec mes frères d'armes depuis environ 2 mois. Il aurait fallu que je reprenne le flambeau pour que le clan se reforme comme si on ne s'était jamais quitté. C'est ça l'esprit du clan.

Comportement obsessionnel

Je m'inquiète depuis quelques mois.

Un de mes proches adopte un comportement typiquement obsessionnel où son seul et unique sujet de conversation est la religion. S'y ajoute souvent des discours de haine et d'intolérance vis à vis des autres et c'est ce qui m'inquiète le plus. Cette personne dort mal, s'isole, est mal dans sa peau et ne vit plus qu'à travers des textes et des vidéos religieuses qu'elle a trouvé sur internet.

La plupart du temps, lorsqu'on est face à ces personnes, surtout lorsqu'elles nous sont chères, on a parfois envie de comprendre leurs réactions, souvent à l'origine d'une détresse (note : il est plus grave de manquer d'amour que de nourriture). Mais c'est une grosse bêtise que de franchir le pas en pensant vouloir l'aider alors que nous ne sommes fondamentalement pas compétents à le faire.

Si cela va trop loin et qu'il peut y avoir un danger pour elle ou pour les autres, il reste toujours des mesures juridiques pour protéger cette personne d'elle-même. Inutile de préciser que le chemin sera alors très rude.

Ma todo-list

Certaines soirées sont étranges.

Pour je ne sais quelle raison, j'ai eu des pensées morbides hier...

Ce n'était pas des pensées genre suicide mais j'ai réalisé hier soir que je ne vivrais sans doute pas éternellement ici. J'ai pensé en premier lieu à ma fille en imaginant ce qu'elle fera dans quelques années mais aussi sur des choses que j'aimerai accomplir avant que ce soit trop tard :)

Pas très fun tout ça j'avoue, mais je pense que ça fait parti du processus interne quand on cherche à se retrouver.

Et à vrai dire, ce qui m'a le plus étonné dans cette soirée, ce n'est pas le contenu de cette liste que j'ai pris plaisir à faire mais de sa longueur ! Boudiou il va me falloir au moins plusieurs vies pour réaliser tout ça !

Alors c'est décidé, autant la commencer dès ce soir si je veux avoir une chance d'en faire au moins la moitié... hu hu.

Une histoire de coeur

Qu'on soit à l'origine ou non et quelque soit la raison qui nous a amené à cette situation, il faut du temps pour se remettre réellement d'une rupture.

Pour combler ce vide, on retrouve toujours les mêmes schémas comportementaux. Il y a ceux qui se referment comme un coffre fort à double tours, ceux qui se mettent à sortir avec n'importe qui et puis ceux qui se mettent à la recherche d'un partenaire qui ressemble de près ou de loin à l'être perdu. Pour ces deux derniers, ce n'est pas réellement de l'amour au fond, juste une façon d'aller mieux.

En tout état de cause et quelque soit le type de personne que nous sommes, une blessure demande beaucoup de temps à se cicatriser (on parle d'une période de 6 mois à 3 ans en fonction d'un tas de paramètres dont la durée de la relation, les projets communs, le niveau d'affinité, les causes de la rupture...). Mais pour les plus chanceux d'entre nous, ce temps peut être réduit si on tombe sur un être encore plus extraordinaire que le précédent ! C'est une méthode très efficace mais qui est à double tranchant car si ça ne marche pas, il vous faudra encore plus de temps pour oublier votre précédente rupture, celle qui vous fait si mal.

Ma méthode ? Prendre son temps, réfléchir en fonction de nos connaissances de soi, de ce que nous voulons et ce que nous ne voulons plus. FAIRE LE BON CHOIX. Il faut de la détermination, du courage, affronter le monde et s'affronter soi-même. Provoquer la chance aussi, ça aide et continuer à avancer...

Et puis un beau jour...

Back...

Vous savez quoi ?

J'avais l'impression que cela faisait des années que je n'avais pas dormi. J'ai travaillé sans relâche ces derniers mois jusqu'à arriver à un seuil critique de saturation. Ma tête (comme souvent) tournait toujours à plein régime alors que mes membres commençaient sérieusement à traîner. Il était temps que ça s'arrête, que je cogite un peu moins ! Et c'est ma résolution de mes 34 ans : "Arrêter de me prendre la tête et prendre la vie comme elle vient sans chercher à vouloir toujours tout maîtriser" !!

A part cette petite résolution 2011, il faut que je vous raconte, j'ai presque fini mon nouvel album avec Thomas !

Ce dernier n'est autre que le petit frère de Mathieu Boogaerts. En plus d'être un excellent compositeur, il est aussi Directeur de Créa dans une agence de communication à Paris. Belles brochettes de compétences à nous deux, comme dirait l'autre... on va se faire plaisir avant tout et c'est bien là l'essentiel dans ce genre d'aventure...

"Warnam", c'est le nom de ce groupe qui est composé de nous deux pour l'instant. Je vous donne rdv sur le site officiel à partir du 1er septembre 2011 pour découvrir les premiers titres.

Ma nouvelle vie

Je ne fais pas parti de ces gens qui crient haut et fort que vivre seul, est la dernière merveille du monde. C'est même souvent un peu hypocrite car il suffit de mieux les connaître pour comprendre que c'est rarement le cas, voire tout le contraire en réalité. Pour ma part, c'est une situation qui m'était encore méconnue.

Plus d'un mois se sont écoulés et il est temps que je fasse mon petit bilan de cette nouvelle vie sur mon blog.

Tout d'abord, cette appréhension de la solitude, je l'ai apprivoisé avant de sauter le pas. J'avais le temps de le faire, de prendre un choix : celui de vivre seul ou de me trouver une petite collocation non loin de Paris entre actifs de mon âge. Cette appréhension, je l'ai même anticipé en me demandant vers quoi je voulais tendre. Pour m'épanouir, j'ai besoin de temps, du temps pour soi et du temps pour la musique. J'ai un côté parfois un peu schizophrène car lorsque je suis au sein d'un groupe, je me lie très facilement aux autres, sachant parfaitement sur quel levier jouer si je veux qu'on m'accepte et qu'on m'apprécie. De l'autre côté, lorsque je suis en phase de composition ou de création musicale, je suis à la limite de l'autisme, complètement renfermé et il me faudrait un coup de massue sur la tête pour décrocher.

Après un début peu évident car me demandant un temps d'adaptation, je commence enfin à trouver mes marques. Vous savez, ce n'est pas si évident que ça que d'apprendre à vivre que pour soi mais il faut avouer que ça devient facile, assez rapidement... Sans me laisser aller, j'ai quelques tâches qui me reviennent assez régulièrement, comme le ménage ou le repassage. OK, ce n'est pas l'éclate totale mais comme je déteste le désordre et la saleté, je me l'interdis de ne pas le faire au moins une fois par semaine. Au delà de ça, je prends vraiment du plaisir par exemple à me mijoter des plats en faisant mes courses au marché le samedi matin, à rester dans mon lit jusqu'à 13h le dimanche accompagné d'une cigarette et d'un livre ou à sortir tard le soir pour faire de nouvelles rencontres. C'est vrai qu'à la base, je n'étais pas très "boîtes de nuit" mais il faut avouer que les rencontres sont si faciles la nuit que... ben vous voyez. De plus, je peux même me payer le luxe de me coucher tard jusqu'à 03h00 du matin, sachant que mon réveil ne sonnera pas avant 09h00 pour aller au bureau le lendemain! ça c'est du kiff ! Vive internet, vive les films, vive la musique, vive mes instruments, vive tout ! ^^

Bref, si je n'ai pas une vie de rêve, en tout cas, ça y ressemble beaucoup. Cette nouvelle vie, je le sais, ne remplacera jamais une vraie vie de famille mais en attendant, elle me convient bien. J'avoue que j'ai souvent cette impression d'être le sale gosse qui a décroché le gros lot et qui déballe tous ces nouveaux cadeaux un peu tous les jours. Je suis gâté. J'ai frôlé une ou deux fois des catastrophes mais je compte sur ma maturité pour ne pas faire n'importe quoi non plus devant tant de liberté. En grandissant, j'ai appris à être si rigoureux envers moi-même que ça, ça ne me quittera jamais !

Petite blague entre amis

C'est une toute petite anecdote mais qui en dit long sur mon enfance.

Il y a environ 1 mois lorsque j'étais en train de constituer mon dossier pour l'appartement, l'agent immobilier m'avait demandé si mes parents pouvaient se porter garants pour l'appartement. Une situation banale et normale aux yeux de tous mais qui a surtout eu le don de me faire décrocher un long sourire. Sa question était simple et la réponse que je voulais lui formuler, déplacée. Je n'ai pas grandi dans un schéma classique, on va dire.

Si ce qui ne tue pas, te rends plus fort ; je n'ai plus peur de rien.

Mon plus beau tour de chant

On a beau être musicien depuis des dizaines d'années, on ne peut pas vraiment s'y préparer à l'avance et vous allez comprendre pourquoi mais je dois le contextualiser avant !

Le weekend dernier, j'ai été en compagnie de ma fille dans notre nouvel appartement. Je me suis donné beaucoup de mal car je voulais que tout soit parfait à son arrivée. Après avoir été séduite par les lieux lors de sa première visite, elle m'avait demandé des meubles et je lui avais répondu avec prudence que je ferais de mon mieux en sachant parfaitement que la partie serait loin d'être gagnée au regard de mon niveau d'exigence et du sien!
Je précise au passage que je ne suis pas du tout le genre de Papa à céder aux moindres caprices de sa fille, elle sait même que toutes tentatives de négociation avec son père sont vouées à l'échec (sauf si je me plante bien sûr car personne est parfait). Mais vue la situation et notre impatience à tous les deux depuis des mois, je mets les bouchés doubles...

Au petit matin, je découvre une petite fille me tenant la main qui me regarde et me demande si je dors toujours, je lui réponds : "ben non et toi ?" et on rigole comme des bossus :-D Pendant que je lui préparais son petit déjeuner, elle découvre la scène, ma scène et spontanément, elle me demande si j'étais en mesure de lui jouer quelque chose. Je ris une deuxième fois en l'imaginant boire son lait au chocolat et en écoutant son Papa chanter (Je préfère le dire tout de suite, son futur mec a intérêt à assurer après ça)

Après quelques accords, elle était immobile presque hypnotisée. Jamais de ma vie de Papa, j'ai vu autant d'admiration dans les yeux de ma fille. Subjugué par son regard, j'ai été porté par elle, dépassant toutes mes limites vocales. C'était magique et sans doute, mon plus beau tour de chant.

A la fin de la chanson, elle sourit et me dit : "tu sais Papa, je trouve que c'est pas mal pour un chanteur".

"Chipie. Viens dans mes bras que je te chatouille!!"